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Ramadan Karim à tous les Saïdéens, à tous les maghrébins et à tous les musulmans de par le monde. ![]() Le ramadan 2010 commencera en France le mercredi matin 11 août, a annoncé mardi le président du CFCM (Conseil français du culte musulman) Mohammed Moussaoui à l'issue de la réunion dite de la "nuit du doute" qui s'est tenue à la Grande mosquée de Paris (GMP). A la une : Mai 2010 à Saïda. A l'écart d'un Café du Centre-ville, un groupe d'amis prennent le thé et refont Saïda, dans la plus pure tradition des Hauts-Plateaux : avec amitié et affection. De g à d : Bekheira Hocine, Djelloul Hachemi, Mohamed Zitouni, Abdelkader Leboukh, Mohamed Halimaou.
A la une : Poupées confectionnées et généreusement offertes par l'Association des Seniors d'Allauch (BdR, France) à des petites filles hospitalisées à Saïda
A la une : En France, le Conseil d'Etat rejette l'interdiction générale du voile intégral ![]() S'ils excluent une prohibition sur la voie publique, les sages suggèrent de "sécuriser" les nombreux textes qui interdisent déjà "la dissimulation du visage", d'étendre les possibilités d'interdiction "dans des circonstances particulières de temps et de lieux" et, surtout, de recourir à une loi pour rendre cette interdiction permanente "dans les services publics qui nécessitent des vérifications relatives à l'identité ou à l'âge". Le Monde| 30.03.10 | Stéphanie Le Bars Sérieux risques", "fortes incertitudes", "fragilité": le Conseil d'Etat rejette en termes prudents l'hypothèse d'une interdiction générale et absolue du port du voile intégral en France. Ce dispositif ne "pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable", assurent les sages dans l'avis qu'ils ont remis mardi 30mars à François Fillon. Ce dernier les avait sollicités sur la question fin janvier, leur demandant d'examiner les possibilités permettant de parvenir à une interdiction qui soit "la plus large et le plus effective possible", sans "blesser nos compatriotes de confession musulmane". Lundi 29 mars, devant les parlementaires UMP, M. Fillon a de nouveau affirmé que le gouvernement déposerait prochainement une loi "allant le plus loin possible sur la voie de l'interdiction générale dans le respect des principes généraux du droit"; elle devrait être assortie de la résolution parlementaire du groupe UMP, qui rappelle que le port du voile intégral est contraire aux valeurs de la République, "dignité, liberté, égalité, fraternité". S'ils excluent une prohibition sur la voie publique, les sages suggèrent de "sécuriser" les nombreux textes épars qui interdisent déjà "la dissimulation du visage", d'étendre les possibilités d'interdiction "dans des circonstances particulières de temps et de lieux" et, surtout, de recourir à une loi pour rendre cette interdiction permanente "dans les services publics qui nécessitent des vérifications relatives à l'identité ou à l'âge". "Il faut qu'on sorte du clair-obscur", estime-t-on au Conseil d'Etat. Une grande marge de manœuvre est toutefois laissée au législateur, en ce qui concerne l'un des aspects les plus épineux de ce dossier, à savoir la définition des lieux où, au-delà des services publics, s'appliquerait l'interdiction : les transports, les commerces et les lieux privés accueillant du public. L'ampleur de cette liste donnera le degré de prohibition que les pouvoirs publics souhaitent donner à cette pratique. En termes de sanction, les sages ont préféré une nouvelle peine, "l'injonction de médiation sociale", à la seule fixation d'une amende. "Une question d'efficacité et de pédagogie", souligne-t-on, au Conseil d'Etat où l'on se montre soucieux de "ne pas provoquer de réactions disproportionnées par rapport au phénomène que l'on souhaite résorber". "Les mesures préconisées auront une forte portée dissuasive car elles rendront la vie quotidienne de ces femmes plus difficiles. L'idée est d'arriver à un processus d'extinction du phénomène, comme cela s'est produit dans les établissements scolaires avec la loi de 2004", qui y interdit le port du foulard islamique. LES MOTIVATIONS Après deux mois de réflexion, le Conseil d'Etat conclut que "seule la sécurité publique et l'exigence de lutte contre la fraude" fondent une interdiction juridiquement solide "mais uniquement dans des circonstances particulières en temps et en lieux". Les sages ont repoussé le principe de laïcité comme fondement possible: la laïcité s'impose aux institutions et aux agents publics et non pas à la société ou aux individus, sauf exception (établissements scolaires), précisent-ils. La protection de la dignité de la personne humaine s'est heurtée au "principe d'autonomie personnelle". Tout comme le principe d'égalité, il ne peut en outre être invoqué pour des personnes qui choisissent de porter le voile intégral. LES DISPOSITIFS D'INTERDICTION Les sages envisagent de "confier au préfet un pouvoir de police spéciale susceptible d'être exercé en tout lieu ouvert au public, dès lors que la sauvegarde de l'ordre public l'exige, par exemple pour l'accès aux banques, aux bijouteries ou pour des rencontres sportives, des conférences internationales…" Par ailleurs, une loi, qui constituerait "un cadre de référence permettant d'affirmer des principes de comportements clairs à l'attention de nombreux responsables (publics et privés)", pourrait décider d'une obligation permanente dans le cas où une reconnaissance de la personne est exigée, "pour entrer et circuler dans certains lieux et obtenir des biens et des services". Les sages évoquent les tribunaux, les bureaux de vote, les mairies, la remise des enfants à la sortie de l'école, les lieux où sont délivrées des prestations médicales ou hospitalières, le déroulement de concours ou d'examens, y compris dans les universités. Ils évoquent aussi des lieux soumis à des interdictions liées à l'âge (cinémas, débits de boisson, boîtes de nuit…) ou qui nécessitent une identification liée aux moyens de paiement. LES SANCTIONS Le Conseil d'Etat propose la création d'une injonction de médiation sociale pour les femmes portant le voile intégral, assortie d'une amende si l'injonction n'est pas respectée. Pour les instigateurs qui obligent une personne à dissimuler son visage, un délit est institué, puni d'une peine de prison et d'une amende. Une injonction de médiation sociale est aussi prévue. Stéphanie Le Bars Cliquez ici pour Discussions et débats sur le sujet dans nos forumsA la une : En démonstration à Alger : Zidane déchaîne les passions ![]() Zinedine Zidane parade devant la foule en délire, maillot bleu et drapeau algérien sur les épaules.
Alger -envoyé spécial LE MONDE | 02.03.10 | Oublié ce match interrompu d'octobre 2001. Ce soir-là, les Bleus recevaient, au Stade de France, l'Algérie. Cette fois-ci, il n'y a pas de sifflets, aucune rancune ou de haine. Quand l'équipe de France arrive sur le terrain, elle est ovationnée. Quand Zinedine Zidane se montre enfin, il est acclamé. Lundi 1er mars, des anciens Bleus, champions du monde en 1998, ont affronté des ex de l'équipe d'Algérie (comme Lakhdar Belloumi), lors d'une rencontre de futsal à Alger. Un Algérie-France dépassionné, sans enjeu, un "tournoi de l'amitié" entre deux peuples où l'ennemi hexagonal se révèle être, balle au pied, un "frère". Ce mot-là prend tout son sens pour Zidane dont les parents sont Kabyles. Près de deux mille personnes sont venues, dans ce complexe sportif appelé la Coupole, déclarer leur amour à "l'enfant du pays". Et surtout voir jouer "le maestro" pour la première fois au bled. C'est un évènement national ! Toute la presse algérienne est présente, le ministre des Sports, Hachemi Djiar, est naturellement là tout comme… Xavier Driencourt, l'ambassadeur de France. Ce n'est que l'échauffement. Des jeunes surexcités entonnent des chansons à la gloire de "Zizou". L'ancien joueur du Real Madrid sourit. Un chanteur de raï, micro à la main, en train d'interpréter un de ses tubes, lui offre une écharpe verte et blanche, couleurs de l'Algérie. Zidane l'enroule autour de sa taille. Puis le même chanteur drape l'icône d'un grand fanion du pays. Le public exulte. "UNE FIERTÉ POUR NOUS" Il jubile aussi quand, au cours des matchs, il enchaîne les gestes techniques débarquant d'une autre planète. "C'est fantastique", lance ébahi le coach Aimé Jacquet. Et quand il va s'assoir pour laisser sa place à Vincent Candella ou à Christian Karembeu, la salle se lève en hurlant : "On demande Zizou." Les Laurent Blanc, Didier Deschamps ou encore Lilian Thuram sont relégués au second plan. "C'est enfin le retour de l'enfant prodige", se réjouit Sofiane Gassoum, journaliste algérien à La nouvelle République. "Zidane est une fierté pour nous, il ne faut pas oublier qu'il est Algérien d'origine. " Quelques jours avant ce tournoi (remporté par la France), une info insistante assurait que l'ancien leader des Bleus allait porter le maillot de l'équipe de France pendant une mi-temps avant d'enfiler celui des Fennecs pour la seconde partie du jeu. Mais ce n'était qu'une rumeur. Beaucoup de personnes dans le public sont déçues de n'avoir pas vu Zidane taper le ballon pour les Verts. " On l'espérait, mais ce n'est pas grave", raconte Saïda Boubekeur, mère de famille, la cinquantaine, venue au stade avec ses deux jeunes enfants. "Même si Zizou porte le maillot de l'équipe de France, il reste avant tout un Algérien." "Il y a beaucoup d'émotion", souffle l'ancien joueur de la Juventus, économe, comme à son habitude, dans ses déclarations. Devant sa famille, son public et son pays d'origine, Zinedine Zidane a été célébré comme le plus Français des Algériens ou plus justement comme le plus Algérien des Français. Mustapha Kessous Lire les commentaires dans les forums de l'ASSIO La guerre des mémoires : une loi pour criminaliser la colonisation LE MONDE | 13.02.10 | Par Georges Morin Mardi 9 février, toutes les rédactions, à Alger comme à Paris, ne parlent plus que de cela : "Une loi algérienne va criminaliser la colonisation." Dans les milieux politiques des deux pays, les déclarations incendiaires se répondent d'une rive à l'autre. Mercredi 10 février : plus un seul écho, plus une seule ligne, plus une seule déclaration sur le sujet ! C'est là pour le citoyen lecteur ou auditeur un premier sujet d'étonnement !... Il faut donc en revenir aux faits puis tenter une explication. Les faits : un député du groupe FLN à l'Assemblée populaire nationale (ANP) a déposé le 13 janvier une proposition de loi signée par 125 de ses collègues appartenant à la majorité présidentielle. Le bureau de l'APN a renvoyé le texte à son auteur pour "vice de forme" : premier bémol. S'il réapparaît à la session de printemps, et s'il est mieux écrit, encore faudra-t-il, rappelle-t-on à Alger, que le gouvernement, maître de l'ordre du jour, accepte de l'inscrire au programme de l'Assemblée : deuxième bémol. Mais, comme toujours dans notre monde d'information accélérée, on n'aura entendu que le dépôt de la proposition et pas les deux bémols. La tentative d'explication maintenant : il faut, pour comprendre, remonter jusqu'à l'an 2000 et la visite en France du nouveau président algérien. Un Abdelaziz Bouteflika qui, depuis son élection en 1999, ouvre les portes et les fenêtres pour réconcilier l'Algérie avec elle-même au sortir des "années noires" et pour lui redonner son rang international : il réhabilite tous les héros "oubliés" de la lutte de libération, il use ostensiblement de la langue française, il revendique saint Augustin et Albert Camus, il parie sur le renforcement des liens d'une Algérie souveraine et décomplexée avec l'ancien colonisateur. A Paris, Jacques Chirac et Lionel Jospin cohabitent mais ils n'ont pas l'ombre d'une divergence sur l'importance des relations franco-algériennes. C'est ce trio qui va lancer la grande idée d'une "Année de l'Algérie en France" pour 2003. En mars, le refus de la France de participer à la seconde guerre d'Irak va porter la popularité de Chirac à son zénith, dans le monde arabe en général et en Algérie en particulier. Les turbulences vont commencer quelques mois plus tard. A Paris, un calamiteux amendement législatif sur "le rôle positif de la colonisation", adopté en catimini par l'Assemblée nationale, va révulser les Algériens, qui ne comprennent pas que le président français ne tienne pas ses troupes. Quel était donc le vrai discours de la France ? Les "représailles" commencent alors, avec les demandes de "repentance", les excès verbaux sur les "fours crématoires" et le "génocide". En 2007, Jacques Chirac est en visite à Madagascar. Il condamne, dans un discours solennel, la répression sanglante de 1947. Beaucoup d'amis algériens, hors des cercles du pouvoir, me diront aussitôt après, "Pourquoi Chirac ne nous a-t-il pas dit, à Alger, ne serait-ce que la moitié de ce qu'il a dit aux Malgaches ?" Et puis, c'est l'enchaînement, la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, à coups de "racailles", de "Kärcher" et d'"identité nationale". Rien n'y fera, là aussi : ni le soin mis ensuite par le nouveau président à se rendre prioritairement au Maghreb et en Algérie au lendemain de son élection, ni sa nouvelle politique méditerranéenne, ni plus tard le remarquable discours de décembre 2007 à l'université de Constantine, où il souligne le caractère "injuste par nature" du système colonial... "une entreprise d'asservissement et d'exploitation". Malheureusement, le soir même, le président français reçoit à l'Elysée des "associations de pieds-noirs et de harkis". Il tente d'expliquer à ses interlocuteurs, comme s'il devait s'en excuser, les motivations de son voyage en Algérie et... de son discours du matin ! Après quelques mois d'accalmie, l'année 2009, avec son cortège d'affaires judiciaires, de débat nauséabond sur l'identité nationale et l'immigration, puis de l'humiliant classement de l'Algérie dans la liste des pays "à haut risque" en matière de transport aérien, les "représailles" classiques ont donc fait leur réapparition du côté d'Alger. Et certains de dégainer à leur tour, au sein de la classe politique française, pour proposer, "en représailles", de surseoir à la ratification de la convention cadre de partenariat franco-algérien, que la majorité de la droite et les partis de gauche auront la sagesse d'adopter, sans coup férir, dans la même journée de mardi. Fermez-le ban ! Conclusion de ce nouvel épisode tragi-comique ? La France et l'Algérie sont toujours malades des pages tragiques de leur histoire commune, et certains, à Paris comme à Alger, n'ont de cesse de rouvrir les plaies et d'instrumentaliser à des fins électorales les souffrances anciennes des uns et des autres. Chacun des deux gouvernements, même s'il finit par calmer le jeu, garde toujours en réserve ces quelques tireurs de flèches empoisonnées. Et cela, alors même que la coopération entre les deux pays continue à fonctionner. Cette "guerre des mémoires", quarante-huit ans après l'indépendance, devient vraiment insupportable. Le peuple algérien éprouve pour la France et les Français une amitié dont tous ceux qui se rendent dans ce pays ne cessent de témoigner. Mais il garde aussi, au sein de chaque famille, les souvenirs amers de la conquête, de la colonisation et de la guerre de libération. Pourquoi l'Etat français, au plus haut niveau, ne pourrait-il reconnaître, avec des mots simples, forts et dignes, sa responsabilité historique dans les malheurs qu'a entraînés, pour le peuple algérien, l'occupation injustifiable, le système colonial inique et les répressions impitoyables qui ont jalonné les 132 ans de sa "présence" outre-Méditerranée ? Ce n'est pas aux Français de 2010, qui ne sont "coupables" de rien, d'en porter le poids et d'exprimer une quelconque repentance. C'est encore moins aux Français d'Algérie de le faire, alors qu'ils sont des victimes évidentes de cette histoire tragique. C'est à l'Etat français d'assumer son héritage : Jacques Chirac a su le faire en 1995 envers les juifs de France en reconnaissant la responsabilité de l'Etat dans la rafle du Vél' d'hiv. Lionel Jospin a su le faire en 1997 envers les descendants des fusillés de 1917 en reconnaissant la responsabilité de l'Etat dans la répression des mutineries de la Grande Guerre. L'un et l'autre ont su ainsi apaiser les souffrances mémorielles. L'un et l'autre en sont sortis grandis. Alors, Monsieur le président ? A la une : "Le voyage à Alger", film de Abdelkrim Bahloul, passe à Paris le 11 février 2010 à 20 heures ![]() Le film est présenté au Cinéma des Cinéastes, 7, avenue de Clichy, Paris 17ème, dans une salle de 315 places, en présence du réalisateur, Abdelkrim Bahloul, le 11 février 2010 à 20 heures, Les Saïdéerns et les Algériens de Paris y sont cordialement invités l'entrée est gratuite réservez par email à :
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en indiquant votre nom et le nombre de places à réserver Bon spectacle et affectueuse rencontre avec Abdelkrim Bahloul. A la une : La burqa en France, l'impossible consensus ![]() Par Henri Tincq*27 Janvier 2010 Une loi en France pour réprimer le voile intégral dans les services et transports publics, pas dans la rue. Telle est la conclusion du rapport parlementaire sur la burqa. Les députés André Gérin (communiste) et Eric Raoult (UMP), respectivement président et rapporteur de la mission d'enquête parlementaire sur la pratique du voile intégral, ont rendu public leur rapport, mardi 26 janvier à l'Assemblée nationale, après six mois de travaux et d'auditions. Ce rapport laisse un goût d'inachevé. La fermeté préconisée dans le bannissement du voile intégral contraste avec le flottement quant aux moyens suggérés pour prohiber son usage. La mission parlementaire a eu le mérite de focaliser l'attention de la République laïque sur les dangers de la burqa, cette prison de tissu qui renvoie aux pires manifestations de l'obscurantisme religieux. Mais divisée sur les conditions de son interdiction, elle laisse sur leur faim ceux qui étaient les plus motivés pour en venir à bout. Elle donne un sentiment d'indétermination dont les tenants de l'intégrisme risquent de profiter. La partie immergée de l'icebergLe rapport condamne fermement la pratique du voile intégral. Devant la presse, André Gérin et Eric Raoult n'ont pas eu de mots assez durs contre une burqa qui est «contraire à nos principes républicains», qui est «le symbole de l'asservissement de la femme». «Si la burqa n'est pas l'alpha et l'omega de notre vie politique, convient le rapporteur Eric Raoult, elle témoigne d'un grand retour en arrière». Le voile intégral fait partie d'une dérive de type sectaire où entrent en compte «l'enfermement et l'endoctrinement». Il n'est que la «partie immergée» d'un iceberg qui est l'extrémisme religieux. «Derrière le voile intégral, se cachent le communautarisme, l'intégrisme, le fondamentalisme». Au delà des clivages politiques, la France est appelée à se mobiliser pour bannir cette pratique sur le territoire de la République. Il faut mettre fin aux agissements des «gourous de l'intégrisme», exhorte André Gérin. Oui, mais comment? La mission d'enquête a fait le service minimum en appelant au vote le plus large possible, au niveau du Parlement, d'une résolution qui condamnerait la burqa. Ce projet de résolution énonce que «c'est toute la France qui dit non au voile intégral et demande que sa pratique soit prohibée». Il proclame que le port de la burqa est «contraire aux valeurs de la République». Il réaffirme son attachement aux principes de liberté, d'égalité et de fraternité et son opposition à «toutes les formes d'intégrisme, de communautarisme, de sectarisme». Il considère que «la liberté de conscience ne peut s'exercer que dans le respect du principe de laïcité». Ces formules sont théoriques et générales. Mais on ne doit pas sous-estimer l'impact qu'aurait, en France et aussi à l'étranger, un vote politique unanime sur une telle résolution. Interdiction partielle et interdiction intégraleSeule l'interdiction par la loi, assortie de pénalités et de sanctions, pourrait ébranler les groupes intégristes. Mais la mission d'enquête parlementaire ne s'est pas emballée sur ce point. Le rapport établit même une distinction nette entre une interdiction partielle qu'il préconise dans les services publics et l'interdiction générale dans l'espace public, c'est-à-dire la rue, qu'il rejette. Dans les services publics (administration, hôpitaux, sortie des écoles, transports, etc...) ou les services accueillant du public (banques, poste, etc), il sera interdit de «dissimuler son visage». C'est une mesure de sécurité réclamée par les personnels eux-mêmes, fait valoir le rapporteur de la commission, mais on devine les difficultés de sa mise en oeuvre. Le «dispositif» —dont on ne sait toujours pas s'il relèvera d'une loi ou de décrets et circulaires— «contraindrait les personnes non seulement à montrer leur visage à l'entrée du service public, mais aussi à conserver le visage découvert tout au long de leur présence dans le service public». Le rapport ajoute: «La conséquence de cette violation ne serait pas de nature pénale, mais consisterait en un refus de délivrance du service demandé.» En revanche, une loi d'interdiction générale de la burqa dans l'espace public n'est pas, pour le moment, envisagée. Même si son rapport la suggère, la mission d'enquête parlementaire ne préconise pas cette arme absolue. L'unanimité n'y est pas, en effet. On savait déjà l'UMP divisée sur la proposition de loi d'interdiction absolue défendue par Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, mais les socialistes de la mission parlementaire, majoritairement hostiles à une «loi de stigmatisation», ne le sont pas moins. Ils n'ont pas pris part aux ultimes votes de la mission et ont même claqué la porte sous prétexte que le débat sur la burqa était «pollué» par celui sur l'identité nationale. Le rapport renvoie donc à des débats et des arbitrages ultérieurs. Dans ce cadre, la proposition de loi de Jean-François Copé ne subsiste plus que comme «contribution», a-t-il été précisé lors de la conférence de presse. Le choix de la prudenceC'est une double crainte qui a conduit les parlementaires de la mission à faire ce choix de prudence. Primo, la crainte que cette loi d'interdiction générale ne soit recalée par le Conseil Constitutionnel et la Cour européenne des droits de l'homme. Crainte fondée. La France ne veut plus de la burqa et il faut endiguer le phénomène. C'est une affaire entendue, mais les risques d'inconstitutionnalité sont tels qu'«il ne faut pas se râter», comme dit Eric Raoult. Que vaudrait en effet une telle loi d'interdiction générale si elle se révélait inapplicable? Les intégristes seraient alors en droit de se frotter les mains. Secundo, la crainte que cette loi soit perçue comme «une loi de circonstance» et «stigmatise» toute la population musulmane. Autrement dit, l'esprit de concorde nationale et un sens bien compris de l'efficacité ne permettent pas qu'une loi apparaisse comme discriminatoire pour l'écrasante majorité de la population musulmane qui n'a rien à voir avec l'intégrisme et est hostile au port de la burqa. C'est précisément au nom du refus de la stigmatisation que la mission parlementaire a rejeté, à la fin de ses travaux, deux propositions qui avaient le tort de focaliser sur l'islam le débat sur la burqa, à savoir la création d'une école nationale d'études sur l'islam et la commande d'une enquête sur l'islamophobie. Deux préconisations qui figuraient déjà dans le rapport Stasi de 2003 sur le voile à l'école sont restées lettre morte. Logique d'affrontementAccord sur le fond, divergences sur les moyens et les délais. Cette fin en queue de poisson des travaux de la mission d'enquête parlementaire souligne les limites de l'exercice. La dérive intégriste est en marche. La pratique du voile intégral progresse, même si elle est très minoritaire. Faire des lois est une chose, remonter aux racines du phénomène en est une autre. Il faut revenir sur les conditions économiques, sociales, culturelles qui ont favorisé son éclosion. L'affaire de la burqa montre qu'une fraction, même infime, de la population musulmane n'est plus encline à se mesurer aux obstacles d'une intégration jugée impossible. Elle est désormais tentée de s'engager dans une logique d'affrontement qui va trouver son terrain d'accueil et d'expression dans le traditionalisme agressif de l'islam salafiste. La réflexion sur une éventuelle loi d'interdiction du voile intégral ne devrait donc pas dispenser les autorités d'accentuer l'effort de réparation et de lutte contre les discriminations dont est victime une partie importante de la population d'origine musulmane. Il leur faut en particulier offrir à celle-ci les moyens d'une intégration culturelle qui lui permette de mieux comprendre les valeurs républicaines de laïcité, de tolérance, de liberté de pensée, afin de la mettre à l'abri de la séduction de l'islam dogmatique. Henri Tincq, Journaliste, spécialiste des questions religieuses à la Croix et au Monde de 1985 à 2008. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont dernièrement Les Catholiques. Débat sur le sujet dans les forums de l'ASSIO : cliquer pour y accéder A la une : Bonne année 2010 à Saïda et aux Saïdéens A l’occasion de la nouvelle année 2010 et au nom de l'ASSIO, de ses membres et sympathisants, je veux vous exprimer mes vœux, tous mes voeux d’une bonne année empreinte de santé, de bonheur et de réussite. C’est aussi l’occasion d’appeler les Saïdéens, d’Algérie et de l’étranger, à unifier leurs volontés en matière d’entraide et de rapprochement au profit de Saïda et des Saïdéens. Je sais que la plupart d’entre eux sont capables de mettre à disposition une part de leur générosité ou une part de leur talent, ou les deux à la fois, au service de l’idée que Saïda demain peut devenir une ville où il fait bon vivre, une ville attractive et rayonnante, une ville attachante. Je sais que cela est possible en dépit de la résignation de ceux qui pensent que c'est du rêve. « Sans rêve point de salut », dit l’adage, mais seul le rêve peut porter l’espoir et seul le rêve peut prendre le dessus sur la résignation. En tout cas, l’ASSIO continuera d’activer dans ce sens avec une plus grande et plus forte détermination que par le passé, celle de susciter le sentiment qu’il est possible de faire quelque chose pour une ville dont l’amour est chevillé au corps de chacun d’entre nous. Soyons solidaires, mobilisons-nous, donnons du sens au rêve que nous portons. Pour le bureau de l’ASSIO, Mohamed Zitouni A la une : Les journées du cinéma à Saïda ![]()
Hammami Khalfallah, Merabti Mohamed, Maameri Abdelkrim décédé d’une crise cardiaque quelques instants avant la clôture des festivités ; les organisateurs Moulay Karim et Melle Aît du CLS, et Mme Daoudi directrice de la Maison de La Culture (avec lunettes, au centre) ; les invités Hadjadj, Bensalah, l’actrice Berber.
Par AOUAD Djillali, écrivain Saïda (Algérie), novembre 2009
Le CLS et la Direction de la Culture nous ont organisé des journées cinématographiques en octobre dernier. C’était une occasion pour nous de nous retremper dans l’ambiance des années 60 et 70 ; pour d’autres, beaucoup plus jeunes, une chance de découvrir une salle de cinéma et d’assister à des projections de films suivies de débats en présence des réalisateurs. Saïda était donc en fête ! Un grand chapeau au passage, à ces initiateurs qui ont tenu à rompre avec ... les climats de kermesses à la noix et les soi-disant quinzaines économiques avec leurs scènes de souk sur fond de raï, avec des décibels à fond la caisse….. Nous avons eu droit, cette fois-ci, comme tous les peuples du monde, à une ambiance festive d’un autre ton. Saïda était à l’honneur ! D’abord à travers la présence d’invités de marque comme les cinéastes Mohamed Bensalah, Hachemi Assad, Tarik Teguia, et Mina Kassar et comme l’actrice Fatiha Berber ; ensuite par la projection d’un film « Guebla » tourné presque entièrement dans les environs de Saïda (nous y reviendrons) et enfin, par la projection de deux films réalisés par deux saïdéens : « Manara » de Belkacem Hadjadj et « le voyage à Alger » de Abdelkrim Bahloul. Une initiative à saluer Sur l’origine de l’initiative, Moulay Karim dira « ça fait quelques temps que l’association essaie de faire quelque chose pour la wilaya parce que depuis le temps, le cinéma à Saîda est complètement oublié ; on a essayé de faire quelque chose ; pour renouer avec le 7° art ». Voilà, promesse tenue puisque le projet a fini par aboutir et Saïda est sortie de la monotonie « C’est l’association, avec la collaboration de la Direction de la Culture, qui a conçu le programme et procédé au choix des films. On a pensé aux réalisateurs saïdéens comme Hadjajd et à d’autres, comme Tarik Teguia qui a tourné à Saïda son film « guebla » et on a profité de l’occasion pour projeter un film algérien sur la révolution tourné récemment (puisqu’on était à la veille de la célébration du 1° novembre), « Mostefa Ben Boulaïd » de Ahmed Rachedi » Remercions au passage tous les participants qui ont a accepté facilement l’invitation et encouragé l’initiative, surtout Belkacem Hadjadj qui souhaitait depuis longtemps organiser quelque chose à Saïda » ![]() Moulay Karim et Hadjadj Belkacem devant le cinéma El Feth
Sur le temps passé entre l’idée de départ et la réalisation, sur les problèmes rencontrés, les réticences des uns et des autres, Karim dira : « une vingtaine de jours à tout casser et même la paperasse n’a pas pris beaucoup de temps ». On dirait que tout le monde souhaitait cette manifestation, la Direction de la Culture n’a pas hésité un instant à donner son accord pour la prise en charge de toutes les dépenses, y compris le transport et l’hébergement des invités.
![]() Une table ronde à la maison de La Culture « la relance du cinéma algérien : fiction ou réalité ». de gauche à droite : Mina Kassar, Hachemi Assad, Mohamed Bensalah, Belkacem Hadjadj et Tarik Teguia Au menu : 1. Un atelier J’ai remarqué quelque chose de nouveau, je dirais même d’original dans cette manifestation : c’est les ateliers. D’abord, est-ce que c’était une initiative locale et quel était l’objectif de ces ateliers? « C’est une initiative locale ». La commission voulait sortit un peu des activités classiques comme la projection de films, les conférences et les débats et proposer au public un petit plus qui pourrait peut-être leur apprendre quelque chose et pourquoi pas, les motiver, les inciter à faire du cinéma. En ce qui concerne les résultats, de cette activité, qui est une première, Karim avoue ne pas s’attendre à grand-chose d’une première idée réalisée à l’emporte-pièce. La satisfaction vient du fait de l’intérêt que ça a suscité et qui lui a donné l’envie de renouveler l’expérience en décembre prochain. L’initiative n’est pas à minimiser puisqu’elle ne portait pas sur une initiation mais bel et bien sur une formation initiale avec l’apprentissage de techniques cinématographiques, dans le cadre d’un programme tracé à l’avance par les encadreurs, en particulier Mina Kassar, une réalisatrice scénariste, qui a donné des cours sur l’écriture de scénarios et des procédures de réalisation, « elle n’a pas fait de travail de montage lequel demande des moyens ; et la collaboration de techniciens polyvalents. C’est ce qu’on projette de faire prochainement. Et ça sera une formation qui s’étalera sur un mois ». Quel était au départ, le profil du public visé ? « C’était les amateurs de l’audio-visuel d’une manière générale qui se sont formés sur le tas, qui existent en grand nombre à Saïda et qui ont déjà fait un scénario, un petit film, on les a découverts à l’occasion du ciné club qui a été inauguré par Amar Laskri l’année dernière » Quelles ont été les impressions des invités après la clôture de l’opération ? « Ils étaient aux anges, ils ne s’attendaient pas à un tel public dans une ville comme Saïda qui n’est pas très connue pour ce genre de manifestation ; ils ont souhaité revenir et nous avons déjà programmé une formation en décembre. En plus, Saïda abritera prochainement, probablement au début de l’année 2010, un séminaire sur le cinéma ». 2. Trois films « Guebla » est un film politiquement très engagé. Son auteur, T. Teguia, un jeune cinéaste, très présent dans les différents débats qui ont marqué les 3 journées, a choisi l’envers du décor, l’autre côté du miroir, pour nous proposer une nouvelle conception de l’art et en parallèle, une nouvelle façon de regarder le monde. Il n’est pas facile de faire un résumé du film tant la trame narrative, (à supposer qu’il y en ait une), repose sur des séquences déconcertantes, qui mettent à mal le spectateur ; leur agencement est sous-tendu par une vision de rupture ou une attitude de révolte. Le film est éloquent par son silence, ne rien dire pour parler davantage ; la parole est refoulée ; elle est à l’arrière plan ; les débats de jeunes en ébullition qui n’arrivent pas à s’écouter, encore moins à se mettre d’accord sur les méthodes d’analyse et l’enchaînement des idées, sont circonscrits dans des vases clos ; ils apparaissent de temps en temps dans le film, comme des à-côtés pendant que le pays s’enfonce inexorablement dans le chaos. Les répliques des personnages sont distribuées au compte-gouttes, éparpillées dans un décor tantôt anguleux exposé à la lumière crue dans un paysage agressif, tantôt très vague, aux contours imprécis, mangés par l’obscurité.
![]() Débat sur le film « Guebla » ; en premier plan, l’acteur principal du film
Les personnages sont au service d’une histoire itinérante ; ils s’éclipsent parfois au profit de paysages désolés, de chantiers abandonnés, de constructions laides, sans forme précise, de bâtiments hideux, nus, faits de briques étouffant dans une armature en béton armé, voués à la décrépitude ou en attente de finition. Dans les champs, à l’air libre, la caméra saisit de loin, des mouvements de silhouettes habillées comme des êtres humains. Pourtant, le peuple dont ils font partie aime la vie, a une culture, des artistes (comme la diva El Djenia). Dans les grands espaces du Sud, la vie des nomades, des paysans et des petites gens, s’articule sur des valeurs humaines (solidarité, hospitalité…) bien ancrées dans la société. « Le voyage à Alger » est une histoire linéaire, simple, sans fioriture, traitant d’un thème réel: « la hogra » ou l’injustice qui apparaît (comble de misère) dès le lendemain de l’indépendance comme élément perturbateur non d’une situation stable (comme on a coutume de le voir dans les récits) mais d’un présupposé ou, pour être plus précis, des attentes d’une famille de chahid dont la liberté, la dignité et les droits ont été chèrement payés. Un officier de police de l’Algérie indépendante (ayant déjà servi comme tel pendant la colonisation) décide de s’emparer de force d’une belle maison occupée légalement par une veuve de chahid et ses six enfants. Il faut souligner que cette maison lui avait été léguée par son propriétaire (un pied-noir) à son départ définitif pour la France. Le scénario du film ouvre ici une brèche : il y a là, en effet, pour ceux qui ont du temps, matière à discourir sur pas mal de thèmes de notre Histoire (toujours d’actualité, soit dit en passant). La veuve (interprétée par une jeune comédienne talentueuse), armée d’un courage exceptionnel, fermement accrochée à ses principes, se bat comme une louve pour défendre ses droits. N’ayant pu être reçue par le sous-préfet de Saïda, elle entreprend avec un de ses enfants, nommé Kadirou, (le nez toujours plongé dans un bouquin malgré son très jeune âge), un voyage à Alger pour exposer son problème au sommet de l’Etat, « chez Ben Bella », comme elle dit (langage de femme illettrée, pleine de convictions et d’évidences). Soulignons au passage que les effets d’une colère authentique ont servi sa cause mieux que la plaidoirie d’un illustre bâtonnier. Dans les scènes filmées devant la Présidence de la République, Bahloul enrichit la situation de différents signes/codes : de derrière des barreaux imposants, érigés en véritable frontière entre deux mondes, un fonctionnaire répond, à la veuve, grelottant avec son enfant sous une pluie battante, que le Président est absent pour trois jours…… A ce moment-là, apparaît, par hasard, un jeune militaire (exerçant dans le secrétariat du ministre de la Défense), avec des stigmates de napalm sur le visage. Une autre logique se met en place à ce niveau et oriente l’histoire vers un dénouement heureux. Les affres de la guerre ont provoqué, chez ceux qui l’ont vécue dans leur sang et leur chair, une chaîne de solidarité qui transcende tous les obstacles. Le ministre de la Défense, homme austère et rigide, fond presque en larmes ; à Saîda, un militaire en civil (fils de chahid, lui aussi), perd le contrôle de lui-même et s’empare, sans s’en rendre compte, de son arme. Sans le sang froid et l’intervention d’un autre militaire présent sur les lieux, le despote (l’officier de police) aurait payé de sa vie l’injustice dont il s’est rendu coupable. Dans cette histoire qui colle de près à la réalité, Bahloul aligne des situations d’ordre social et politique et donne au demeurant, une place de choix à la dimension psychologique; il en fait le ressort essentiel/exclusif de toutes les actions. « Manara » de Belkacem Hadjadj est un film qui s’apparente un peu à ce qu’on a appelé « la littérature de l’urgence » pour caractériser un ensemble d’œuvres littéraires apparu spontanément dans les années 90 et dont la vocation consistait à témoigner par devoir, d’une réalité nationale marquée par la violence. Des images grandioses qui crèvent l’écran, une charge émotionnelle bien servie par des moyens appropriés (son, lumière, bruitage, couleurs) saisissent vivement le spectateur et le plongent dans le feu de l’action, l’interpellent, en font presque un acteur. En effet, on avait l’impression de vivre l’histoire. L’indifférence n’est pas de mise, semble nous dire Hadjadj qui a pris d’énormes risques à traiter de l’histoire immédiate, du terrorisme qui a failli entraîner la négation de notre nation. A travers les situations complexes, les scènes qui se heurtent, les destinées qui se croisent, le film nous invite à réfléchir. On passe d’une situation initiale paisible où la joie de vivre cohabitent sans problème avec la tradition religieuse (manara) à une situation de chaos en transitant (à partir du 5 octobre 88) par des situations conflictuelles et des combats fratricides qui auraient pu déboucher sur une transition démocratique si….. Le film se termine par un message d’espoir (une fillette, courant librement dans un espace couvert de ruines, suivie d’une femme en tailleur). Ce message est plus un épilogue qu’un dénouement proprement dit puisque l’histoire se termine par une situation problématique : l’actrice principale, (mariée à un journaliste démocrate) est enceinte d’un gosse conçu au maquis lors d’un viol. L’avenir de l’enfant est déjà en jeu ; de même que la relation des différents protagonistes. Donc, histoire à suivre.
![]() Dans le hall du cinéma El Feth quelques réalisateursTarik Teguia, Jhadra Boudhane, l’acteur principal de « guebla » au milieu du public saïdéen
3. Une vente-dédicace Adda Chentouf vient de publier chez Dar El Gharb, un livre sur le cinéma, « fondu au noir », préfacé par Jean-Paul Belmondo. Le titre annonce déjà la couleur ; un terme technique qui prouve bien que l’auteur connaît le monde du cinéma de l’intérieur. Pourtant Adda Chentouf n’est ni un réalisateur ni un acteur ; c’est un énarque de formation et de métier. Sa curiosité et son engouement pour le 7° art en ont fait un être hybride, à cheval sur une vocation et une passion. Quoi qu’il en soit, le livre vient à point nommé ; il comble, en effet, un vide. C’est l’histoire du cinéma qui nous est relaté avec sérieux et patience ; ses heures de gloire pendant les années 70 puis, sa décadence, sa survie et enfin sa mort dans notre société (« cette mort progressive d’un art majeur pour des générations entières… »)
Chentouf Adda auteur du livre « Fondu au noir »
Le développement de la télévision et des chaînes parabolique y est certes pour quelque chose mais n’explique pas tout. Adda ne s’attarde pas sur les causes de cet état de fait bien qu’il le regrette amèrement ; il se contente de les passer en revue tout au début, dans la partie consacrée à la présentation de son livre. L’essentiel pour lui c’est de mettre entre nos mains un outil utile, un manuel volumineux, une espèce de dictionnaire spécialisé qui relate l’histoire du cinéma depuis sa naissance, qui définit les genres de films, qui donne un aperçu sur la vie des principaux acteurs et qui propose surtout des grilles de lecture à travers l’analyse critique de 300 films. Le lecteur y trouvera tous les ingrédients qu’il faudra pour comprendre, apprécier et porter un jugement sur un film : résumé de l’histoire, qualification de la forme esthétique, commentaires sur ses conditions de production, anecdotes sur le choix des acteurs, analyse thématique, regard critique, causes du succès ou de l’échec du film….. Il se familiarisera au fur et à mesure avec les techniques et le langage cinématographiques et acquerra ainsi, une autonomie de lecture. Dans un pays où les livres sur le cinéma sont rares, pour ne pas dire inexistants, un livre comme celui de Adda Chentouf n’est certainement pas de trop.
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Dans le hall du cinéma El Feth : Chentouf Adda en discussion avec le cinéaste Hadjadj ; de profil, portant un bouc, l’auteur de cet article : Djillali Aouad
Ndlr_ASSIO : "Un travail remarquable reproduit dans les forums." Cliquer ici pour lire les réactions. A la une : "One, two, three, viva l'Algérie !" A Paris, la fête des supporters de l'équipe d'Algérie a été joyeuse et bon enfant à Barbès et sur le boulevard de la Chapelle, mais des incidents ont ensuite éclaté sur les Champs-Elysées. Sur les Champs-Elysées mercredi soir. La fête bon enfant a été gâchée par des violences. (THOMAS COEX/AFP)
Par Marwan Chahine, Libération, 19/11/2009 Après quatre jours passés à retenir son souffle, Barbès exulte: l’Algérie disputera la prochaine Coupe du Monde de football en juin prochain en Afrique du Sud. Haché et brutal, le match d’appui entre les pharaons égyptiens et les fennecs algériens (remporté 1 à 0 par les seconds) n’a pourtant pas offert un spectacle mémorable. Mais pas un supporter algérien n’est près d’oublier cette qualification historique, une première depuis 1986. Beaucoup n’ont pas attendu l’issue du match pour célébrer leur équipe. Avant le match, des groupes compacts et joviaux sont réunis Boulevard de la Chapelle, fumigènes et drapeaux à la main, pour chanter à la gloire de l’Algérie. En passant les portiques du métro Barbès-Rochechouart, on croirait entrer dans un stade. A la mi-temps, les premiers feux d’artifice sont lancés au grand dam des plus superstitieux. Dès le coup de sifflet final, à pied, en vélo, en scooter ou en voiture, tout le monde se précipite sur les boulevards Barbès et La Chapelle pour une fête hors-norme. Concert de klaxonsLa réunion dépasse les frontières. Les drapeaux tunisiens et marocains – deux équipes éliminées - sont de sortie et des noirs s’égosillent en reprenant le désormais fameux slogan «one, two, three, viva l’Algérie». Le rythme des derboukas est accompagné de danses. Quelques téméraires se suspendent aux arbres ou aux pylônes du métro aérien. Bravant le froid automnal, d’autres font tomber les maillots. La circulation n’est pas arrêtée mais la quasi totalité des voitures, dont beaucoup immatriculées en banlieue parisienne, est là pour là fête. Le concert des klaxons et des pétards est incessant. Les C.R.S n’ont pas à intervenir, les quelques énervés étant très vite calmés par des proches les rappelant à la liesse. Beaucoup de supporters rebroussent chemin agacés par la tournure des évènements. «C’est pas comme ça qu’on fait la fête !» peste l'un d’eux. «Quelle image ils vont donner des Algériens ces petits cons ?» s’inquiète un autre. Après minuit, un scooter est incendié dans le haut de l’avenue où la foule s’est considérablement réduite, la circulation a d’ailleurs repris plus bas où les passants déambulent normalement. Les affrontements entre les casseurs et les C.R.S se poursuivront jusqu’à 3h30. Les klaxons, eux, retentiront dans tout Paris jusqu’au petit matin.
Marwan Chahine, Libération, 19/11/2009
A la une : Un match héroïque : Algérie 1 - Égypte 0 ![]() Les supporteurs algériens à l'aéroport de Khartoum au Soudan Sur le canal 353 qui diffuse la télévision algérienne à l'étranger, l'arbitre vient de siffler la fin du match Algérie - Égypte, disputé à Khartoum. L'Algérie vient de battre l'Egypte par le score de 1 à 0 se propulsant ainsi comme pays qualifié pour disputer la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Le match fut un match héroïque de bout en bout. Un match époustouflant du début à la fin qui a répondu aux attentes de millions d'algériens qui attendaient une réponse à l'affront du Caire.Une victoire dans les règles de l'art, sans bavure et sans prétention. Que du sport et rien que du sport. Que doit-on dire, nous qui étions convenablement installés sur nos canapés pendant le match ? Un grand "BRAVO" et gros "MERCI". Salutations de la part des amoureux du ballon du rond et de la part des Saïdéens vivant à l'étranger. Que du bonheur en perspective pour le mondial 2010 ! Les réactions dans les forums de l'ASSIO
A la une : "Le voyage à Alger", film tourné à Saïda, de Abdelkrim Bahloul, projeté à Saïda lors des journées du cinéma du 20 au 22 octobre 2009
![]() Le réalisateur saïdéen, Abdelkrim Bahloul, ne sera pas présent à Saïda pour présenter son film N'ayant pu être à Saïda, lors de la présentation de mon film, j'ai demandé que soit lu au public du film "le voyage à Alger" tourné à Saïda, ce petit mot. "Je suis fier et honoré de savoir que le film “le voyage à Alger” va être présenté au public de Saïda, ma ville natale. Je remercie la population de Saïda pour sa compréhension, sa patience et l’aide qu’elle nous a apporté tous les jours pendant le tournage. Je remercie les services de la Wilaya pour l’aide et la protection qu’ils nous ont accordées, le maire pour le blocage des rues, la mise à notre disposition de la Mairie et autres services; je remercie les agents de la Sécurité civile, la direction départementale de l’agriculture et le commandant de la Caserne de Saïda. Merci au personnel hospitalier qui a soigné notre actrice quand elle a glissé dans les escaliers de Village Boudia. Abdelkrim Bahloul
A la une : "Le voyage à Alger", film tourné à Saïda, de Abdelkrim Bahloul, sur les écrans parisiens
"Le voyage à Alger", film de Abdelkrim Bahloul, 97 minutes, en arabe "algérien", tourné à Saïda, passera à Bobigny (banlieue parisienne nord) le 18 octobre 2009 à 17h (en présence du réalisateur) au Magic Cinéma, Rue du Chemin vert, 93000 Bobigny (téléphone : 01 41 60 12 35) Le film "le voyage à Alger" 97 minutes, en arabe algérien, tourné à Saïda, passera au Magic Cinéma de Bobigny (Banlieue Parisienne. Nord ) Magic Cinéma le 18 octobre 2009 à 17 heures, en présence du réalisateur. Il y aura d'autres films algériens du 16 au 18 octobre pour ceux que ça intéresse. Abdelkrim Bahloul nous fait dire qu’il sera très content de rencontrer à cette occasion des Saïdéens et leurs amis. Ce film sera diffusé également à Saïda dans les semaines qui viennent. Bahloul Abdelkrim est en contact à ce sujet avec M. Moulay (CLS de Saïda). Nous espérons que le meilleur accueil leur seront réservés (à Abdelkrim Bahloul et à son film). Pour plus d'informations dans nos forums, cliquer ici A la une : Baghdad Bouguenina, 59 ans, nous a quittés
Encore un triste moment, Baghdad Bouguenina n’est plus. Celui qui portait sur lui sa condition sociale au quotidien, celui qui n’a jamais accepté d’être pauvre et démuni, celui qui se révoltait lorsqu’il croisait d’autres jeunes de son âge dont le destin avait voulu qu’ils soient nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, l’élève brillant et cultivé, l’enfant du vieux Amrous, le « mal fagoté » comme on le lui disait, le copain d’école, le compagnon d’adolescence, l’ami, n’est plus. Que de souvenirs, que d’affection, que de tristesse en apprenant sa disparition. Pendant deux étés ou trois, lors des années 1965, 1966 et 1967, mes parents habitaient dans la caserne des pompiers de Saïda. Là, au milieu des nombreuses pièces qui devaient servir à la protection civile, j’avais clandestinement aménagé une pièce, une grande pièce à moi tout seul dont j’avais tapissé les murs avec de grands posters de l’Inter de Milan, de quelques femmes nues et de tout un bric-à-brac qui donnaient à cette pièce une allure mi-boîte de nuit, mi-bureau luxueux, mi-garçonnière à fantasmes. Les seuls copains qui venaient squatter avec moi les lieux étaient Mancer Lahcène, Chibane Ali et Bouguenina Baghdad. Nous étions par ailleurs dans les mêmes classes au CEG Mouloud Feraoun et plus tard au lycée Abdelmoumen. Ah, Baghdad ! Qui se souvient de lui, de celui dont le discours passait en boucle les "Marx, Engels, Hegel, … Le Capital, les Classes laborieuses, les prolétaires de tous pays, la Ligue des Communistes jusqu’aux différents partis marxistes et l’Internationale socialiste". Tout ça, c’était Baghdad Bouguenina. Plus meurtri que Baghdad Bouguenina par sa condition sociale, il n'y en avait pas. Nous n’avions que 14 ou 15 ans à cette époque et déjà on buvait ses paroles comme on boit du petit lait. Impressionnant. Même en classe, ses rédactions, et plus tard ses dissertations, s’étiraient sur des double feuilles et des double feuilles, de vrais romans. On se demandait comment il pouvait être aussi bavard en écrivant qu'en parlant. Il a eu par ailleurs le prix de français pendant plusieurs années consécutives. Du mérite, de la curiosité intellectuelle et une volonté à toute épreuve. De la souffrance sociale également. J'ai souvenir que nous l’embêtions à l’époque avec le surnom de « bartso » parce qu’il avait dû vouloir dire « par-dessus » pour parler de son vieil imperméable, style détective Colombo, qui ne le quittait jamais. A évoquer ces souvenirs, j’en ai les larmes aux yeux. Baghdad était impressionnant d’intelligence et également de talent. Même dans la forme, il nous en bouchait un coin. Imaginez-le, lui, Baghdad à peine adolescent, qui roulait ses propres cigarettes comme les vieux ouvriers de chantier, parlant aux "inconscients" que nous étions (comme il aimait nous qualifier) et de la révolution marxiste-léniniste qui avait grondé en 1917 sur les bords de la Volga et qui mit fin au dernier Tsar de Russie. J’entends encore le timbre de sa voix et à au milieu de ces souvenirs me reviennent ses cheveux rarement peignés, sa mâchoire avancée et son regard affectueux. Au lycée, nous étions moins proches il est vrai car j’avais pris une toute autre trajectoire, plutôt sportive celle-là, à travers la passion du football et du Mouloudia. En d'autres mots, moins intello que la sienne. C’était l’époque des Abid Boutkhil, Hachemi Djelloul, Meddah Abdelmoumen, Mohand-Amer Méziane, etc. Depuis le lycée, je ne l’ai jamais revu. Je le regrette aujourd’hui car j’aurais pu (et dû), lors d'une de mes visites en Algérie, faire un saut à Mostaganem où il s’était installé comme financier dans une entreprise de bâtiment après des études de Sciences économiques à l’université d’Oran. Avec la disparition de Baghdad Bouguenina, encore un pan entier de nos vies, de nos racines, de nos mémoires, qui s’effrite. Mes sincères condoléances à la famille de cet ami qui nous inculquait en permanence que seules la culture et l’éducation arriveraient à tromper la vigilance de notre destin, qui pour la plupart d'entre nous était tout tracé, et qu’en dehors de cette opportunité, chacun d’entre nous était condamné à hériter de la misère de ses parents et grands-parents. Il était en avance sur son temps. Ce que je retiens de sa disparition, c’est que nous sommes, par rapport à la vie, tellement peu de choses. C’est bien de se le remémorer de temps en temps. Qu’il repose en paix. Mohamed Zitouni ... > Lire d'autres condoléances de Saïdéens dans les forums de l'ASSIO ? cliquer ici A la une : Aïd Moubarak aux Saïdéens, aux algériens et aux musulmans ![]() Aïd moubarak oua kouli am antoum bi kheir, takabala allahou mina oua minkoum.
A tous les Saïdéens et Saïdéennes de Saïda, d'Algérie et d'ailleurs à travers le monde, et par la même occasion à tous les musulmans de la planète, l'ASSIO vous souhaite une fête de l'Aïd el-fitr pleine de bonne santé, de bonheur et de prospérité. A la une : Les Saïdéens d'Oran se rencontrent pour un repas de retrouvailles et de fraternité ![]() Photo prise lors de la rencontre-repas organisée par l'association des Saïdéens d'Oran le 18 août 2009 à l'Institut supérieur de l'hôtellerie et du tourisme d'Oran (Canastel). Accroupis de g à d : Aouni Mohamed, Meddahi Hakim, Maata Hadj, Ouardas Hamid. Debout de g à d : Amrani Abdelkader, Maata Bensaïd, Karim Amara, (?), Chibane Abdelkader. Les remerciements du Président de l'Association des Saïdéens d'Oran, suivis par ceux du Président de l'ASSIO : BONSOIR A TOUTES ET A TOUS LES SAIDENNES ET SAIDEENS DU MONDE JE VOUDRAIS TOUT D'ABORD REMERCIER MONSIEUR MOHAMED ZITOUNI, INITIATEUR DE TOUT LE FABULEUX QUE L'ON VIT ACTUELLEMENT A TRAVERS NOTRE ASSOCIATION.....LE 18 AOUT 2009 A 19 HEURES, LE CLOU DE LA SOIREE A ETE INCONSTABLEMENT LA PRESENCE HAUTEMENT DISTINGUEE DE NOTRE MAITRE SI ABDELKRIM OUANEZAR, QUE DIEU LE PRESERVE. JE TIENS EGALEMENT ET TOUT PARTICULIEREMENT A REMERCIER HAMID OUARDAS POUR SON HYPERDISPONIBILITE. JE CROIS AVEC FOI QUE LE TRAIN DE SAIDA A ORAN EST BEL ET BIEN PARTI. JE RENDS LA HOMMAGE A MES SOEURS SAIDEENNES ET MES FRERES SAIDEENS A TRAVERS LE MONDE. TRES CORDIALEMENT LE PPESIDENT DE L'ASSOCIATION SAIDEENNE D'ORAN MOHAMED AOUAD Réponse : Salam Si Mohamed Aouad, Je tiens à te témoigner, à toi, aux organisateurs de cette soirée-repas des Saïdéens d'Oran et à l'ensemble des invités, toute mon affection et toute ma fraternité. Tout est à votre honneur et à votre dévouement. C'est important de vous le dire. Ce que vous avez réalisé et réussi à travers cette rencontre est à la mesure de la fierté qui nous anime, en dépit de notre éloignement, nous qui vivons à l'étranger. Nous vous disons un grand merci et vous témoignons par là même toute notre reconnaissance et toute notre gratitude. Mettre à disposition son temps, son énergie, sa personne, son argent, sa passion amoureuse pour Saïda, est un geste de générosité qui vous honore. Nombreux sont les Saïdéens, en Algérie et à l'étranger, qui commencent à saisir et à mesurer à sa juste valeur le bien fondé de ce type de manifestation qui vise essentiellement à rapprocher des Saïdéens entre eux et à créer à leur intention un lieu privilégié de confraternité et d'échanges. Mon sentiment est que cette rencontre de retrouvailles des Saïdéens d'Oran a été aussi une occasion pour vous de dire merci à nos aînés qui résident à Oran, les plus âgés, ceux qui, à travers différents domaines d'activité, ont fait la ville de Saïda. Leur rendre hommage de façon sincère, désintéressée et aussi éclatante est tout simplement fabuleux. C'est aussi une occasion de retrouvailles pour ceux qui se sont perdu de vue depuis longtemps, qui résident à Oran même et que le hasard n'a jamais aidé à croiser leurs chemins. Kandouci Abdelkrim, avec lequel je suis en contact, me dit dans un de ses messages concernant cette rencontre à laquelle il a été invité : "C'est très émouvant de se retrouver". Un tel sentiment, à lui tout seul, exprime ce que des tonnes de pages ne peuvent exprimer aussi succinctement et aussi bien. Gardons le contact et continuons de bâtir autour de l'idée que nous sommes capables de regarder dans la même direction, au profit de Saïda et des Saïdéens. Bien fraternellement et à très bientôt. Mohamed Zitouni, Président de l'ASSIO A la une : Les Saïdéens d'Oran se rencontrent pour un repas de retrouvailles et de fraternité ![]() Photo prise en signe d'affection et de considération pour Si Abdelkrim Ouanezar (au centre, chemise bleue). De g à d : Hadj Mostefa Mokadem, Maâmar Djoudi, Maâta Hadj, Si Abdelkrim Ouanezar, Abdelkader Chibane, Bensaïd Maâta, Mohamed Aouad.
Une rencontre-repas organisée par l'association des Saïdéens d'Oran s'est déroulée le 18 août 2009 à l'Institut supérieur de l'hôtellerie d'Oran (Canastel). Une première partie des photos prises à cette occasion est organisée sous forme d'album qui vous est proposé. 1) Cliquer sur le lien suivant qui vous donnera un panorama des 24 photos de l'album; - Lien dans les albums photos de l'ASSIO (commentaires non autorisés) : cliquer ici - Lien dans les forums de l'ASSIO (commentaires autorisés) : cliquer ici Les photos et commentaires ont été transmises par Maamar Djoudi, Vice-président de l'association des Saïdéens d'Oran.
A la une : Yamina Fekkar, une grande figure saïdéenne s'est éteinte hier, 15 juillet 2009, à Paris
![]() (Yamina Fekkar, 1924-2009) Hospitalisée à Paris depuis le 21 avril 2009, Yamina Fekkar, native de Saïda, 85 ans, s’est éteinte hier, 15 juillet 2009, dans la soirée. De son métier initial de sage-femme qu’elle a exercé pendant de longues années à Saïda, celle qu’on appelait affectueusement « la sage-femme des pauvres » a mis au monde à Saïda, entre 1948 et 1965, toute une génération de Saïdéennes et de Saïdéens, plus particulièrement parmi les plus démunis, habitant les zones rurales difficiles d’accès. Elle a résidé et exercé à Paris jusqu’à la retraite avant de s’installer à Aix-en-Provence. Lors de la rencontre du Bureau exécutif élargi (BEE) de l’ASSIO du 8 novembre 2008 au sein duquel elle siégeait, elle paraissait encore vive et rieuse. Dans le cadre de son activité au sein de l’ASSIO, elle avait démarré un projet lié à la mémoire et au parcours des femmes saïdéennes de l’immigration. Elle animait également une association qu’elle avait créée « Echanges méditerranéens » dont elle s’occupait activement.Nous garderons d’elle le souvenir d’une grande dame pour qui l’amour de l’autre et la générosité avaient pris une place centrale dans sa vie. Elle était très attachée à ses origines ; elle nous a quittés sur la pointe des pieds; qu’elle repose en paix. Yamina Fekkar sera enterrée à Aix-en-Provence, dans le département des Bouches du Rhône, France. Les membres, les sympathisants et les dirigeants de l’ASSIO présentent leurs condoléances attristées à sa famille, à sa sœur Betoule, à son frère Boubakar, à ses neveux Hamdane et Djamila et à leurs familles respectives, à ses proches, à ses voisins, à ses amis, à celles et à ceux qui l’entouraient au quotidien. Tu nous manqueras. Mohamed Zitouni ... Cliquer ici si vous souhaitez présenter vos condoléances à la famille Fekkar
A la une : Professeur Taïeb Hafsi, lauréat du Grand prix du livre d'affaires, édition 2009
Taïeb Hafsi, Professeur à HEC de Montréal, CanadaDiffusé par Salamontréal, 11 juillet 2009 et rapporté par Fatiha Gater, membre de l’ASSIO Canada. C’est avec un plaisir immense et une grande fierté que nous avons appris que notre compatriote Taïeb Hafsi, Professeur à l'Ecole des HEC de Montréal, a été l’heureux lauréat du Grand Prix du livre d’affaires, édition 2009. Prix qu’il partage avec deux autres co-auteurs. C’est Monsieur Michel Nadeau, président du jury et directeur général de l’Institut sur la gouvernance des organisations privées et publiques qui a remis le grand prix du livre d’affaires aux coauteurs de l’ouvrage « Le Management stratégique », les professeurs de HEC Montréal, Taïeb Hafsi, Francine Séguin, et Christiane Demers. La remise des bourses de près de 15 000 $ aux lauréats a eu lieu lors d’une cérémonie regroupant quelque 170 invités de la communauté des affaires et du secteur de l’édition ainsi que des milieux universitaire et médiatique. L’édition 2009 a vu la nomination de 52 ouvrages soumis au jury par 24 éditeurs québécois.Rappelons que cet événement prestigieux qui récompense le livre d'affaires est organisé par COOP HEC Montréal, et constitue l’un des événements les plus importants du milieu littéraire canadien. Un Grand Bravo et toutes nos félicitations au Professeur Taïeb Hafsi. A la une : Rencontre avec Issâad Rebrab, un bâtisseur algérienIssâad Rebrab, président de Cevital, Algérie J’ai fait la connaissance de M. Issaad Rebrab, Président de Cevital (Algérie), lors d’un repas privé organisé à Montréal le 24 juin 2009. Ce bâtisseur algérien de 65 ans m’a fait une grande impression tout au long des trois heures de discussion passées en sa compagnie. Trois heures à discuter de la nécessité d’un Système d’information performant pour Cevital, du choix stratégique pour Cevital de recruter de jeunes diplômés maghrébins à travers le monde, de l’idée de bâtir des entreprises en Algérie pour venir en aide à son pays, … et aux opportunités industrielles à Saïda. Les discussions ont été instructives et fructueuses. C’est un grand monsieur comme on n’en rencontre pas souvent en Algérie. Je remercie les frères Hafsi de m'avoir convié à ce repas. Commentaires et réflexions. M. Rebrab est un homme affable, simple, ingénieux, courtois, grandement généreux dans sa perception d’une Algérie meilleure. Il ne conçoit l’idée d’une Algérie meilleure qu’à travers la création de « richesse » et la création de « valeur », qui, elles, accompagneront forcément, pense t-il, l’épanouissement de la jeunesse algérienne pour laquelle il voue un culte à la hauteur de sa réussite. Bâtir en Algérie, bâtir en Algérie et encore bâtir en Algérie. Son empire industriel et commercial, sous forme de holding, coiffe des domaines et des produits aussi divers que le raffinage de sucre, la production d’huile de table, la fabrication de préfabriqués, les dérivés pétrochimiques, l’exploitation de bateaux de transport, les bases logistiques, l’agroalimentaire, la grande distribution, la concession automobiles, etc. Pour un industriel d’un pays en voie de développement comme l’Algérie, son plan de croissance est gigantesque, démesuré. Il touche tous les secteurs économiques et toutes les zones géographiques algériennes qui se prêtent aux critères de réussite de ses projets et aux critères de complémentarité et d’intégration à ses activités. Issaad Rebrab est une institution à lui tout seul. A une de mes questions « Que peut entreprendre Cevital à Saïda ou dans sa région ? », il me répondit de la façon la plus simple « Nous sommes prêts à accompagner à Saïda tous les projets qui tiennent la route ». Mais en fait, que peut-on bien produire à Saïda qui réponde au marché intérieur algérien et/ou à l’exportation ? Qu’offre Saïda en terme d’opportunités économiques et commerciales à saisir ? Quels sont les atouts de la région de Saïda capables de porter des projets d’investissements privés de cet ordre (qualité du sol, climat, réseau de transport, facilités d’installation, compétences, tissu économique existant, …). Deux autres facteurs-clés : Quid de la qualité des entrepreneurs locaux pour porter des projets d’envergure nationale et quid de la culture professionnelle du bassin d’emplois saïdéen. Certes, on ne peut pas dire que Saïda dispose de tout un arsenal d’atouts, sinon ça se saurait, mais Saïda peut commencer à construire un réseau d’entrepreneurs chevronnés à partir de jeunes pousses saïdéennes diplômées et motivées. L’objectif ? Créer un réseau performant d’entrepreneurs saïdéens et travailler à le rendre crédible. Y a-t-il aujourd’hui des Rebrab saïdéens ? Non. Y aura-t-il demain des Rebrab Saïdéens ? Peut-être, pourquoi pas ? Attention, la notion d’entrepreneur ne se limite pas à un domaine, le bâtiment, comme c’est souvent le cas mais couvre plutôt l’état d’esprit et de créativité d’un entrepreneur dans des domaines créateurs de richesse et de valeur, au sens économique des termes. C’est du moins sa définition anglo-saxonne. M. Issaad Rebrab parle, lui, de deux projets susceptibles à ses yeux d’être implantés et exploités à Saïda par des entrepreneurs locaux dans un cadre de partenariat avec Cevital. Le premier avec une retombée de 3.000 emplois et le deuxième avec 7.000 emplois. Comme dans tout contexte, il y a ceux qui pensent immédiatement et instinctivement que ce n’est pas réalisable, qu’il est inutile de faire quoi que ce soit et que le mieux serait de passer à autre chose, et puis il y a les autres, ceux qui pensent qu’avant de se prononcer, il est souhaitable de jeter un œil pour voir de quoi il s’agit et faire les premiers pas, pourquoi pas, ne sait-on jamais. Je fais partie de cette deuxième école de pensée. Tout comme Tayeb Hafsi, professeur de management et de stratégie d'entreprises aux HEC de Montréal et président d’honneur de l’ASSIO, qui dit « sans rêve et sans audace, pas de créativité, ... ou alors très peu ». Maintenant, quelle est la prochaine étape ? Faut-il s’intéresser dès maintenant aux cahiers des charges des deux projets ? Faut-il, pour commencer, créer une société de conseil en développement industriel qui prenne en charge, en partenariat avec Cevital, les études de faisabilité technique, financière et économique des deux projets à réaliser à Saïda ? Faut-il à ce stade sensibiliser le réseau actuel des entrepreneurs saïdéens ? etc., la liste des questions est bien trop longue Tayeb Hafsi voit, lui, dans une vision à moyen et long terme, la nécessité d’un premier palier qu’il dénomme « l’éveil au monde de l’entreprenariat » à l’attention des entrepreneurs actuels et des jeunes pousses saïdéennes, fraîchement sorties des écoles de gestion et de commerce, dans une forme à déterminer (séminaire, rencontre avec d’autres entrepreneurs algériens qui ont réussi, formation à distance, autre possibilité ?), l’essentiel étant de créer la motivation d’entreprendre dans un premier temps et de développer la capacité d’entreprendre et de réussir dans un deuxième temps. Cela s'est fait dans d'autres pays. Comme j’ai été invité par Issaad Rebrab à lui rendre visite à Alger lors d’un prochain séjour en Algérie, il serait intéressant d’avancer sur cette opportunité de création d’emplois à Saïda car c’est la meilleure façon d’aider une ville, d'aider sa population, sa jeunesse. En tout cas, l’ASSIO offre son aide dans le cadre d’une telle démarche. Mohamed Zitouni. Cliquer ici pour lire les réactions dans les forums de discussion de l'ASSIO ![]() ![]() L’économie de rente fait des ravages : l’Algérie otage des barons de l’importation
Par Mohamed Naïli, El Watan, 2 mai 2009 Connue pour le caractère rentier qu’elle incarne, l’économie algérienne est de plus en plus soumise aux barons de l’import-import. A la faveur des nouveaux rapports de force, les importateurs investissent graduellement le pouvoir politique en Algérie. En parallèle, les forces productives que représentent les quelques industriels nationaux sont systématiquement marginalisées par le pouvoir en place. Tel est le schéma, qui ne suscite que pessimisme et déception, dans lequel le professeur Fadéla Akkache a présenté jeudi la situation de l’économie algérienne lors de la deuxième journée du séminaire national sur « Les pays d’Afrique du Nord entre les politiques d’ouverture économique et l’ouverture politique » organisé par le département des sciences politiques de l’université de Tizi Ouzou. Dans sa communication qui a eu pour thème « Le rôle des bourgeoisies dans le processus d’ouverture politique en Afrique du Nord, étude comparative entre économies rentières et non rentières », cette universitaire appuiera sa thèse avec des indices et chiffres qui ne laissent pas indifférent. En Algérie, dira-t-elle, plus de 13 000 importateurs ont été recensés et ils se partagent les 38 milliards de dollars d’importations. Dans l’agroalimentaire seulement, ils sont 747 importateurs à se partager les 8 milliards de dollars de la facture alimentaire, avec 11 millions de dollars en moyenne pour chacun. Naturellement, pour consolider leur position sur le marché, les importateurs scellent des partenariats à l’internationale. Ce sont ces lobbies qui « influencent le plus les centres de décision et les choix stratégiques du pays », dira ce professeur. Pour mieux illustrer son propos, elle citera l’exemple de la zone arabe de libre échange que l’Algérie vient d’intégrer malgré les inquiétudes des producteurs nationaux. L’adhésion à ce nouvel espace, pour Fadéla Akkache, « ne profitera qu’aux importateurs au détriment de la production nationale et cette adhésion confirme l’influence qu’exercent ces lobbies d’importateurs sur la décision politique dans le pays. » Avec une part des hydrocarbures de 54% au PIB et plus de 98% des exportations et plus de 60% de la fiscalité ordinaire et, à l’inverse, un secteur industriel qui participe avec à peine 4% au PIB, l’économie algérienne est une économie rentière. Contrairement à l’Algérie, l’Egypte s’est désormais dotée d’une économie productive comme cela est reflété par plusieurs indices, à savoir une fiscalité pétrolière qui ne représente que 8% du PIB, l’industrie 25% et le tourisme plus de 50%. Pour sa part, Dr Salah Ziani de l’université de Batna, mettra l’accent sur le cheminement du processus d’ouverture politique en Algérie faisant constater la stratégie du pouvoir en place qui prône « la marginalisation des élites émergentes et les courants non-officiels », que ce soit des partis politiques ou le mouvement associatif et, en revanche, il opte pour le clientélisme qui fait que « les partis n’ont plus l’ambition d’accéder au pouvoir mais juste de sceller des alliances avec le régime en place. Ceci fait que le pays a tendance à renouer avec l’unicité de l’époque du parti unique », avertit ce professeur. Dans l’ensemble, ce séminaire auquel ont participé 11 universités du pays avec 28 communications présentées, a été une occasion pour mettre en exergue les ratages des réformes, tant politiques qu’économiques, menées par les pays nord-africains et faire remarquer que l’autoritarisme des élites au pouvoir favorise l’influence des puissances étrangères dans la région à l’instar de l’Union européenne et des Etats-Unis qui font de la rive sud de la Méditerranée un bouclier pour stopper tout danger venant du Sahel ou de l’Afrique profonde à travers leurs initiatives respectives de l’UPM et du Grand Moyen-Orient. Par Mohamed Naïli
Élection présidentielle en Algérie : Les remarques amicales de Washington Par Hassan Moali, El Watan, 13 avril 2009
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Ce n’est, certes, pas le ravissement exprimé en mai 2004 par George Bush suite à la seconde victoire de Bouteflika mais ça y ressemble… La déclaration-réaction du porte-parole du département d’Etat, Richard Aker, consécutive à la réélection de Bouteflika pour un troisième mandat, est plus un soutien qu’une critique de la part des Etats-Unis. A moins de vouloir forcer la lecture, en s’attardant sur cette « préoccupation » américaine toute sympathique à l’égard des partis boycotteurs, l’Administration Obama semble avoir donné son blanc-seing à Bouteflika acte III. « Tout d’abord, nous serons heureux de coopérer avec le président Bouteflika, alors qu’il entame son troisième mandat (…) Nous voulons coopérer avec lui au moment où il poursuit ses réformes économiques et politiques et la réconciliation qu’il a entamée lors de ses premiers termes », a en effet précisé le porte-parole du département d’Etat. On relèvera, donc, une satisfaction américaine de pouvoir « coopérer » pour un troisième bail avec Bouteflika sans aucune réserve. Ensuite, les Etats-Unis reconnaissent au néo-président algérien d’avoir entamé des réformes « économiques et politiques » et précisent qu’ils entendent l’aider à les « poursuivre ». Cela constitue une suite logique du message de George Bush en mai 2004. L’ex-président des Etats-Unis avait, en effet, écrit ceci : « Maintenant que vous avez un large mandat d’action, j’espère vivement voir un progrès politique, économique et diplomatique se développer en Algérie et j’accueille favorablement un partenariat continu à cette fin. » Les Etats-Unis, par la voix du porte-parole du département d’Etat, viennent ainsi appuyer l’argumentaire officiel selon lequel le troisième mandat visait à « parachever les réformes ». Mieux encore, les Américains évoquent pour la première fois le concept de réconciliation nationale, qui ne faisait pas partie de leur dictionnaire politique et diplomatique.Blanc-seing C’est un fait nouveau qui mérite d’être souligné, à savoir que l’Administration américaine a fini par intégrer ce mécanisme algérien de lutte contre le terrorisme comme méthode à encourager. Cette prise de position donne déjà le ton à la position officielle que ne manquera pas d’exprimer l’Administration de Barack Obama. Le porte-parole du département d’Etat, en réponse à la question d’un journaliste lors du briefing quotidien, a bien sûr mis un petit bémol, qui voudrait que les Etats-Unis soient toujours regardants sur les « méthodes ». Mais il promet juste que ce problème devrait être réglé, le cas échéant, avec le gouvernement de Bouteflika, une prochaine fois. « Nous avons connaissance de plaintes et du fait que certains partis de l’opposition ont boycotté l’élection et nous coopérerons avec le gouvernement algérien pour régler ce problème », a-t-il précisé, sans pour autant remettre en cause la victoire du président candidat . « Nous sommes préoccupés par ces questions et nous souhaitons que le gouvernement y réponde, mais pour l’instant, nous ne voyons aucune raison de ne pas croire que nous allons continuer à coopérer avec le président (Bouteflika). » Ainsi les Américains expriment-ils bien des « préoccupations », mais celles-ci, ne sauraient remettre en cause cette chère « coopération » avec le président Bouteflika. Le département d’Etat se contente de formuler le « souhait » que le gouvernement algérien « réponde à ces questions ». Une nuance qui dénote un pragmatisme politique pur jus. Cela étant dit, il serait intéressant d’entendre la réaction du président Barack Obama. Le jeune président des Etats-Unis avait, on s’en souvient, prononcé une sorte d’oraison funèbre contre tous les dictateurs du monde lors de son discours d’investiture. « A ceux qui s’accrochent au pouvoir par la corruption et la tromperie, sachez que vous n’allez pas dans le sens de l’histoire, mais sachez aussi que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à relâcher votre emprise. » Abdelaziz Bouteflika fait-il partie de ceux qui étaient ciblés par Barack Obama ? Le paradigme américain de la démocratie est tellement élastique qu’il ne faudrait pas miser là-dessus un dinar. Ce qui est valable au Soudan ne l’est pas forcément en Algérie ou en Egypte. Mais avec Barack, « R » Obama !
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L'énigme de «Lui III» par Kamel Daoud (Le Quotidien d'Oran, 9 avril 2009) ![]() Finalement, la vraie question n'est pas celle, imbécile, de « qui sera élu ? », mais celle de « pourquoi c'est Lui qui va être élu ? ». Le consensus féroce et agressif, qui s'est constitué autour de Bouteflika, est une énigme en soi : pourquoi cet homme ? Pourquoi lui et pas un autre ? En quoi c'est utile pour ceux qui le soutiennent avec hystérie et exercice de violence et matraquage de propagande ? ... Pour ceux qui n'en veulent pas, même dans la discrétion de leur fatalisme entre intimes, ils expliquent souvent qu'il commande par la colère, gouverne par ses proches, ne pardonne pas ou guère le licenciement de 1979, après la mort de Boumediene. Il est dit qu'il ne fait confiance à personne depuis cette date et bien avant, vise sa biographie et pas celle du pays et veut une ovation et pas des élections molles. On lui reproche de ne pas avoir une vision économique, qui va plus loin que la distribution de l'argent et de la nourriture, a un penchant ostentatoire pour l'Au-delà et ne peut vivre sans rotation rapide de ses clercs, ministres en plastiques et courtisans. Il est dit qu'il est fasciné par ses ennemis et méprises ses amis. Du coup, le pays s'en retrouve instable, sur dopé, sans but mais avec beaucoup de ballons et notes de frais faramineuses. Ceux qui l'aiment ostentatoirement ont compris autre chose : pour l'approcher, rien ne vaut la démarche du crabe ou celle du chat qui fait mine d'être blessé. Certains, dit-on, ont trouvé la formule en multipliant des visites inquiètes et insistantes à ses plus proches parents, les êtres auxquels il tient le plus dans ce monde et y font « la chaîne » avec femmes et enfants. D'autres se sont regroupés en file d'attente, avec des extraits de naissance régionaux pour prouver leur obédience de naissance. Les derniers préfèrent le subir en courbant le dos, parce que le bonhomme peut à la fois décapiter, sourire ou faire les deux à la fois. Dans ses parages, l'architecture du Pouvoir a fini par être un peu régionale, trop familiale et légèrement paranoïaque. Ceux qui aiment Bouteflika, le défendent ou plaident sa cause, le font avec des arguments contraires : d'abord, le fameux « Si ce n'est pas lui, c'est qui alors ? ». Cela permet d'escamoter l'autre question « Si lui est nécessaire, ce n'est pas le cas pour vous ». En second, vient la confession de la conviction patriotique : avec Bouteflika, le pays a une occasion en or noir de sortir du sous-développement et d'aboutir à la stabilité. L'argumentaire aboutit à une sorte de comparaison de la taille des vertèbres entre Bouteflika et ses concurrents « tout juste capables d'être des chefs de Daïra ! », dit-on un peu partout. « C'est le dernier de la lignée des hommes qui ont fait l'histoire et qui peuvent la refaire ». D'accord, mais laquelle ? La sienne, la nôtre ou celle qui a été mal faite justement et qu'il ne s'agit plus de rediffuser ? Personne ne répond. Il existe un CV Bouteflika, une sociologie du Pouvoir et une psychanalyse des Bouteflikistes. Kamed Daoud, du Quotidien d'Oran, 9 avril 2009 600 cours et 3 000 exercices sont dispensés via Tarbiati. Accès gratuit pour 12 600 bacheliers.
Par Nabila Saïdoun |Liberté|30|03|2009|
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L’opération “Laptop par élève” est ainsi lancée par l’Eepad et permet l’acquisition par facilités de paiement (27 à 36 mois) du cartable électronique.C’est en présence de Moussa Benhamadi, P-DG d’Algérie Télécom et le chef de cabinet du Cnes que Nouar Harzallah, P-DG de l’Eepad, a annoncé hier l’accès gratuit à la plate-forme Tarbiatic pour avril et mai, en faveur des classes d’examen entre bacheliers et candidats au BEM.
La présence de ces représentants de l’État font office de cautionnement de la démarche de l’Eepad qui se veut être la meilleure représentation du partenariat public/privé tant acclamée depuis maintenant des années par le pouvoir en place mais pas toujours évident à concrétiser sur le terrain. En attendant l’apparition d’une véritable école numérique, ce sont pas moins de 12 600 bacheliers et 7 620 élèves de 4e année moyenne qui sont concernés par cet accès gratuit pour préparer ces examens avec la possibilité même de passer le bac en ligne. Une expérience déjà menée en 2006, laquelle a rencontré un franc succès dans le milieu scolaire.
Algérie, pays du mal-vivre Par Boualem Sansal.Par Boualem Sensal |Le Monde|29|03|2009|
![]() Ce que je redoutais est arrivé, on me demande mon avis sur l'élection présidentielle du 9 avril. Franchement, j'ai beau chercher, je ne trouve rien à dire. Et puis c'est dangereux de parler, la récréation est terminée, l'heure est à l'alignement. Le président Abdelaziz Bouteflika sera réélu, point à la ligne. Il l'a décidé, c'est réglé. Que dire d'autre ? Passée la petite formalité du scrutin, il reprendra son sceptre et fera ce qu'il fait depuis toujours. Idem pour les Algériens, ils rangeront leurs convocations et feront ce qu'ils ont toujours fait. La force de l'habitude. Après une huitaine d'élections présidentielles triomphales depuis la naissance de la République algérienne démocratique et populaire en juillet 1962, chacun sait ce qu'il a à faire, tout se passe comme à la poste. Pour le dire d'une phrase, je reprendrais une formule célèbre du Canard enchaîné à propos de je ne sais quelle réforme de fond engagée par le gouvernement de je ne sais quel dictateur, le deuxième (Houari Boumediene 1965-1978) ou le troisième (Chadli Ben Djedid 1979-1992) : "Le gouvernement fait semblant d'augmenter les salaires et les Algériens font semblant de travailler" et la pasticherais ainsi : "En Algérie, le président autoproclamé fait semblant d'être candidat, et les Algériens font semblant de voter." Mais cela, avais-je besoin de le dire, même au pôle Nord on le sait. On le sait depuis si longtemps qu'on a sans doute fini par l'oublier. En se pressant la tête, une image pourrait éventuellement surgir. Oui, c'est ça, l'Algérie, Algeria ! Ce pays lointain où il fait si mal vivre ! Mais les souvenirs forcés comme les cadavres qui remontent à la surface, on sait ce que c'est, ils ne disent pas tout. Qui sont ces cadavres putréfiés que dégorgent des charniers de hasard ? Qui sont ces cadavres déchiquetés que Mare Nostrum charrie d'une rive à l'autre comme des déchets industriels, et ces squelettes qui tombent des placards, qui sont-ils, qui les a mis là, pourquoi, quand, comment ? Et ces pauvres gens qui hurlent dans les caves, qui sont-ils, qu'ont-ils fait ? Car enfin, mal vivre, c'est cela que ça veut dire, des gens qui meurent comme des chiens, et des gens qui les pleurent en cachette, et des gens qui dépérissent à force de vomir. C'est croiser chaque jour dans son quartier ses tortionnaires et les assassins de ses amis et devoir les saluer, ou baisser les yeux pour ne pas les blesser conformément à la loi de Réconciliation nationale. C'est faire semblant de rien et passer sa route. Mal vivre, c'est ça, avoir honte de soi, de son pays et de l'humanité. C'est ce pays que M. Bouteflika gouverne depuis l'indépendance, comme second couteau de 1962 à 1979, homme de l'ombre de 1980 à 1998, et comme un roi gâteux de 1999 à ce jour, et entend le gouverner jusqu'à sa mort. On aimerait pouvoir lui demander pourquoi il y a tant de criminels dans son royaume, protégés par la loi, et tant de miséreux et de persécutés qui rasent les murs. Parce que l'affaire est de retour dans l'actualité, je lui demanderais bien ce qu'il compte faire de l'assassin de Me Ali André Mécili, compagnon de M. Aït-Ahmed, abattu de trois balles dans la tête à Paris en avril 1987 ? Ne le sait-il pas, il s'appelle Abdelmalek Amellou, il coule des jours sereins à Alger, non loin de son palais présidentiel. Pourquoi ne l'a-t-il pas livré à la justice française comme le demande instamment sa veuve, Anne Mécili. Elle ferait son deuil et nous saurions enfin de qui le tueur tenait son ordre de mission et qui, aujourd'hui, vingt-deux ans après, alors que le patron des services secrets de l'époque est décédé depuis trois ans, le protège à son tour ? Mais il y a eu tant de crimes et d'abominations, on ne saurait par quel bout commencer. La mémoire n'en peut plus. Alors on regarde ailleurs, dans ces pays de violence, de peine et d'impunité du bout du monde, on les connaît mieux, et parler de leurs crimes ne prête pas à conséquence. On pense à la Corée du Nord du dangereux Kim Jong-il, à Cuba des interminables frères Castro, à l'Afghanistan des sanguinaires talibans, la Libye du colonel terroriste Kadhafi, le Soudan d'El-Béchir l'exterminateur, la Birmanie du généralissime sorcier Than Shwe, la Chine du très hermétique Jintao, la Russie du kagébiste Vladimir Poutine, l'Iran de l'atomiste Mahmoud Ahmadinejad, et à ce pauvre Zimbabwe encore et toujours en proie au choléra et à Robert Mugabe. L'Algérie de M. Bouteflika, c'est un peu tout ça : de l'éternité, du thriller quotidien et beaucoup de pétrole dans les rouages. Mais le problème est-il seulement algérien ? On ne peut pas ne pas se poser la question. Pourquoi et en échange de quoi Sarkozy a-t-il récemment déclaré : "Je préfère Bouteflika aux talibans." Outre président de la France et chanoine de Latran, serait-il aussi grand parrain dans l'Algérie de ces messieurs ? Pourquoi en son temps, en 1999 et 2004, Jacques Chirac a-t-il adoubé Abdelaziz Bouteflika et de cette façon précipitée et ostentatoire alors que le débourrage des urnes n'était pas achevé ? Pourquoi la France officielle aime-t-elle tant nos tyrans ? Comment se fait-il qu'Alexandre Adler, qui n'est pas le dernier analyste de France, trouve tous les charmes au sieur Bouteflika ? Il a écrit avec beaucoup de lyrisme dans son encre : "Il a cassé l'armée et désarmé les islamistes." Soit, mais le sait-il, le problème n'est pas tant l'armée mais les services secrets, ils sont plus forts que jamais. Ce sont eux les faiseurs de rois, de généraux, de milliardaires, ce sont eux qui animent la machine de la terreur et décident qui doit vivre et qui doit mourir. Les islamistes désarmés ? Soit, mais ils sont plus forts que jamais, ils sont au gouvernement, à l'Assemblée, ils tiennent le bazar, ils ont converti Bouteflika et ses frères, reconquis la télévision, les mosquées, les écoles, et font ce qu'ils veulent de nos rues qu'ils enflamment à coups de bondieuseries et d'appels à la haine. Bouteflika a fait le vide pour faire de la place à son immense mégalomanie, les islamistes l'ont subrepticement occupé et lui gonflent la gandoura comme s'il était le Mahdi (Messie). Le djihad est ruse, l'islamisme sait attendre. La vraie question est : Que feront-ils lorsqu'ils auront le pouvoir ? MM. Sarkozy, Chirac et Adler le savent-ils ? M. Bouteflika qu'ils soutiennent et encouragent dans ses malversations n'est pas éternel, vu son âge et son état de santé, on peut même avancer qu'il est fini. On ne tardera donc pas à revenir vers eux pour leur poser la question qu'ils ont oublié de se poser : Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Encore un coup d'Etat, encore une guerre, un autre génocide, des exodes et des sans-papiers à n'en plus finir ? En attendant, formalisme oblige, il y a la campagne électorale. Le président-candidat-déjà-élu l'a engagée avant l'heure et la mène comme un sultan fatigué visite ses provinces. Il débarque avec sa police et ses chaouchs (huissiers), dit trois mots au petit peuple, distribue de l'argent, chapitre les pouvoirs locaux honnis des indigènes, inaugure deux-trois vieux trucs repeints à neuf, offre un grand couscous aux nécessiteux, et repart tremblant de fièvre. La télé fera le reste, elle est très équipée pour les superproductions. Au journal télévisé de 20 heures, ce sera Barack Obama puissance 2. Dans la course, le président-candidat-déjà-élu a cinq concurrents. On ne sait rien d'eux. Peut-être sont-ils des artistes engagés pour le film, peut-être sont-ils des gens sérieux. Il y a une trotskiste de vieille date, un islamiste radical, un ancien douanier, un ex-apparatchik à la retraite. C'est toute la modernité qu'on a trouvée pour emballer les jeunes. A Alger, on les appelle les lièvres. Les poids lourds de l'opposition démocratique se sont mis aux abonnés absents, jouer les lièvres, ils ont déjà donné aux présidentielles de 1999 et 2004. Et le peuple dans tout ça ? Il fait ce qu'il a toujours fait, il regarde ailleurs. Pour la terrifiante machine électorale du président-candidat-déjà-élu, il est l'ennemi public numéro un. Va-t-il enfin se décider à se mobiliser pour la sainte victoire du 9 avril ? On a beau le courtiser, le mitrailler de SMS comminatoires, lui rappeler les défis extraordinaires qu'il a relevés et gagnés depuis la glorieuse révolution de 1954 et toutes les bonnes prescriptions coraniques, rien n'y fait. Ecoeuré, un ministre a déclaré : "Qu'il vote ou pas, notre président sera réélu." Boualem Sansal Boualem Sansal est écrivain algérien, né en 1949, ingénieur et docteur en économie, il a été enseignant, chef d'entreprise et haut fonctionnaire. En 1999, Gallimard publie son premier roman, "Le Serment des barbares", salué par la critique. En 2003, il est limogé pour ses prises de position critiques sur l'arabisation et l'islamisation. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont "Harraga" en 2006 et "Le Village de l'Allemand" en 2008 chez Gallimard.
Tizi Ouzou a réservé un accueil historique au candidat Bouteflika.Un printemps nouveau.Par S.Mekla |Le Temps d'Algérie|28|03|2009|«Je n'ai jamais imaginé l'Algérie sans la Kabylie, pas plus que je n'ai imaginé la Kabylie sans l'Algérie. En aucune manière.» C'est en ces termes sans ambiguïté aucune que le candidat Abdelaziz Bouteflika s'est adressé hier auxTizi-Ouzeéns pour réitérer son attachement à l'unité nationale et son engagement à parachever le processus de réconciliation nationale. «Il faut que l'on puisse discuter de l'unité nationale et de l'indivisibilité de l'Algérie», a-t-il ajouté, tout en rendant hommage "aux combattant morts au champ d'honneur", citant Fadhma N'soumer, Cheikh El Mokrani ou encore Amirouche et Si El Houès, pour que vive l'Algérie. Dans la foulée, le candidat a tenu à rappeler les évènements douloureux qu'à vécus la Kabylie en s'inclinant à la mémoire des jeunes tombés durant cette période qu'il a qualifiée de tragédie. «Je ne peux pas ne pas m'incliner devant la mémoire des martyrs de 2001», a-t-il affirmé, tout en s'adressant non seulement à la population kabyle mais à toute la Nation, précisant à propos de cette tragédie : «Je voudrais le dire clairement et à toute la nation : je ne sais pas, du poste où j'étais et jusqu'à maintenant, qui, d'un côté ou de l'autre, a provoqué cette tragédie nationale. Je suis un authentique amazigh. Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis en face, quand je me trompe, je fais mon mea-culpa. Je n'ai jamais frappé quelqu'un dans le dos.» Visiblement ému par l'accueil triomphal qui lui a été réservé, il lancera : «Maintenant, je peux mourir tranquille. (…) Je ne suis pas venu faire un discours, mais pour vous voir . Je voudrais savoir si vous voulez continuer la route avec moi» et la salle entonnera : «Assa azekka, Bouteflika yella yella.» Et à Abdelaziz Bouteflika de reprendre : «Pour progresser, il faut la sécurité, la paix et la stabilité», a-t-il suggéré, insistant sur la réconciliation et l'unité nationales. «On doit régler ce problème immédiatement», lancera-t-il encore. C'est dans cet esprit aussi qu'il réitère son appel aux terroristes encore en activité : «Avec vous, nous lançons un appel à ceux qui ont endeuillé le pays. Nous leur disons, vous êtes les bienvenus. Faute de quoi, le peuple est là pour vous répondre, ainsi que l'ANP, les services de sécurité…» Un message qui sonne on ne peut plus comme un dernier appel à ceux qui refusent la charte pour la réconciliation nationale plébiscitée par le peuple. «En aucune manière, nous ne pouvons vivre avec la peur du terrorisme" dira Bouteflika pour «prouver» sa volonté de réconcilier les Algériens et rétablir la paix. Dans un autre registre, il réitérera son appel à un vote massif : «Le 9 avril, nous devons dire ce que nous devons faire de l'Algérie (…) car nous voulons une place dans le concert des nations pour l'Algérie des 1,5 million de martyrs (…) Si mon programme que vous connaissez est convaincant, suivez-le, sinon changez. " Et la salle répondra : «Avec vous Bouteflika». «Avec l'Algérie !», précisera-t-il en déclarant également : «Je défendrai toujours la réconciliation nationale et l'unité de la patrie, quelle que soit la place où je serai.» S'adressant à un auditoire acquis à sa cause, il dira comme pour le titiller : «Vous le savez, nous sommes tous amazighs, seulement, vous, vous l'avez exprimé d'une manière difficile (…) Désormais, il n'y aura personne pour dire qu'en Algérie, il y a les Kabyles et il y a les autres», s'est-il réjoui. «Vous m'avez aidé à recharger mes batteries» ironisera-t-il encore. Il n'a pas omis, au cours de son discours qui a à plusieurs reprises enflammé la salle qui ne cessait de scander son nom, de rendre hommage à la femme, citant Louisa Hanoune à laquelle il rend hommage «pour le travail qu'elle fait dans la voie socialiste», précisant : "Nous sommes d'abord des enfants du socialisme, mais le monde a changé" a-t-il dit, évoquant la mondialisation et l'état de pauvreté de l'Algérie par rapport aux pays riches. Mais «l'Algérie est forte de ses jeunes, hommes et femmes.» Quant au développement de la wilaya de Tizi Ouzou, c'est le directeur de campagne Ould Ali El Hadi qui a fait un bilan plus qu'encourageant des réalisations dans la wilaya durant les deux mandats de Bouteflika. Ce dernier a précisé à ce sujet : «Vous le méritez et vous méritez beaucoup plus». Il s'est engagé dans ce sillage à tout faire pour relancer le développement de la région, relevant que le problème à Tizi Ouzou réside dans les assiettes foncières. Il lancera un appel à cet effet : «Nous avons des projets pour la région. L'Etat est prêt à racheter des terrains pour ce faire.» Auparavant, le président a été accueilli par des milliers de personnes, à leur tête l'équipe de la JSK menée par son président Moh Cherif Hannachi mais aussi le légendaire boxeur Loucif Hamani et sa mère qui lui a remis un bouquet de fleurs. Etaient également présentes de nombreuses personnalités de la région tels Ali Feraoun, le fils de l'illustre écrivain Mouloud Feraoun. Le candidat a ensuite parcouru l'avenue Houari-Boumédiène, s'offrant ainsi un bain de foule avant de rejoindre la salle de la maison de la culture Mouloud- Mammeri.Essais nucléaires: Morin ouvre les indemnisations.Par David Servenay |Rue 89|24|03|2009|Le ministre veut tirer un trait sur un passé peu glorieux. Le dispositif satisfait globalement les associations de vétérans. « Je ne suis pas chargé de réécrire l'histoire. Maintenant, on tourne la page. » Le ministre de la Défense en est convaincu, il tient avec son projet de loi « relatif au suivi des conséquences des essais nucléaires » un dossier rassembleur. Treize ans après la fin des essais dans le Pacifique, Hervé Morin veut tirer un trait sur un épineux débat. Premier geste : dix millions d'euros pour indemniser civils et militaires.
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Quel est l'ampleur du désastre ? « Quelques centaines de personnes... on est sur cette idée là », précise Hervé Morin, rappelant qu'il est pour l'instant impossible d'avancer un chiffre exact. Pourtant, de 1960 à 1996, les 210 essais nucléaires réalisés par la France au Sahara et en Polynésie, ont vu défiler 30 000 travailleurs, civils et militaires. Avec les populations locales, environ 150 000 personnes seraient potentiellement concernées. (Voir la vidéo)
Le projet de loi du gouvernement se fonde sur sept principes, selon Hervé Morin :
Concrètement, c'est un décret du Conseil d'Etat qui fixera la liste des pathologies donnant droit à l'indemnisation. Réaction satisfaite de l'association des vétérans des essais nucléaires La chose est suffisamment rare pour être soulignée : l'Aven, association qui regroupe les vétérans des essais, accorde un satisfecit au projet Morin. Au-delà de l'enveloppe dégagée -10 millions d'euros pour 2009, sur le budget du ministère de la Défense-, l'Etat reconnaît ainsi sa responsabilité dans les conséquences sanitaires longtemps niées. Pour Michel Verger, vice-président de l'Aven, la référence à la liste des pathologies de l'ONU, est un point essentiel du projet. (Voir la vidéo)
En revanche, l'Aven regrette qu'aucune association -de civils ou de militaires- ne figure dans la commission qui examinera les demandes d'indemnisation. Pour Hervé Morin, le fait d'étudier des dossiers médicaux personnels justifie la non-participation des associations. Pourtant, cette commission comptera aussi « deux personnalités qualifiées », dont on ne voit pas pourquoi elles auraient le droit de percer le secret médical... Dernier aspect encore flou : la manière dont l'information sera relayée parmi les populations concernées. Qu'ils soient nomades au fin fond du Sahara ou pêcheurs d'un atoll polynésien, les intéressés auront juste à contacter les autorités françaises. Comment ? Hervé Morin n'a pas été très précis, se contentant de rappeler qu'il y a aussi un « numéro vert ». |




























